Mon premier ATHX à Paris : retour d'expérience et les erreurs à ne pas reproduire

ATHX Paris 2026 vécu de l'intérieur : 490 kg en Strength zone, un échauffement impossible, une Endurance zone qui explose. Ce que j'ai appris et ce que je changerais.

En avril 2026, j'ai participé à mon premier ATHX, à Paris, au Paris Event Center. C'était aussi la première édition parisienne de la compétition. J'en garde un excellent souvenir, et un résultat dont je suis fier en force : 490 kg au total, le meilleur de l'étape parisienne. Mais c'est surtout ce qui ne s'est pas passé comme prévu qui m'a appris le plus. Voici mon retour d'expérience, sans filtre, pour que vous évitiez les mêmes pièges.

Le format de 2026

Pour bien comprendre la suite : en 2026, la Strength zone demandait un 1RM au développé militaire strict, un 3RM au squat arrière et un 5RM au soulevé de terre. L'Endurance zone suivait, après une courte Refuel zone, avec de la course et du rameur en alternance. Entre les deux, à peine le temps de souffler.

J'ai totalisé 70 kg au développé strict, 200 kg au squat et 220 kg au soulevé de terre. Pour situer ce total par rapport aux autres participants, consultez notre page scores ATHX 2026.

La Warm-up zone : pas de crochets sur les racks

L'ATHX prévoit 30 minutes d'échauffement avant la Strength zone. Sur le papier, c'est largement suffisant pour monter progressivement en charge jusqu'à ses premières tentatives.

Le jour J, la zone d'échauffement n'était pas prête : les racks n'avaient pas de crochets. Impossible de poser une barre à hauteur d'épaules. Je n'ai donc pas pu faire une seule série de squat, ni de développé militaire, avant d'entrer en compétition. Je me suis échauffé légèrement, au poids du corps et avec un peu de mobilité, et c'est tout.

Je ne jette la pierre à personne : c'était le tout début de la marque en France, et une première édition n'est jamais parfaitement rodée. Mais cela fait partie de ce qu'une compétition peut vous réserver, et il faut s'y préparer.

Conséquence : ma montée en charge s'est faite pendant l'épreuve

Arrivé en Strength zone, je n'avais pas d'autre choix : faire toute ma montée en charge pendant l'épreuve. Au lieu d'enchaîner directement des tentatives proches de mon maximum, j'ai dû passer par des séries intermédiaires, au squat et au développé, pour amener progressivement mon corps vers des charges lourdes.

Le total a suivi : 490 kg. Mais toutes ces répétitions supplémentaires ont un coût. Je suis sorti de la Strength zone avec les jambes déjà bien entamées.

L'Endurance zone : j'ai explosé

C'est là que la facture est arrivée. Dès les premières minutes de course, mes jambes ne répondaient plus comme à l'entraînement. Je n'ai jamais trouvé mon allure, et j'ai perdu sur l'endurance beaucoup des places gagnées en force.

Avec le recul, deux choses expliquent cet écart :

  1. La fatigue de la montée en charge, faite en compétition au lieu de l'échauffement.
  2. Je n'avais pas assez entraîné l'enchaînement : courir juste après avoir soulevé lourd, avec des jambes déjà chargées.

Le premier point ne dépendait pas de moi. Le second, si.

Ce que je ferais différemment

1. Arriver avec un échauffement de secours

Aujourd'hui, j'arriverais avec un plan d'échauffement écrit qui ne dépend d'aucun rack :

  • 5 à 8 minutes de mobilité des hanches, des chevilles et des épaules ;
  • des goblet squats avec un haltère ou un kettlebell, de plus en plus lourds ;
  • des développés et des push press légers avec une barre prise au sol, pour réveiller les épaules ;
  • quelques répétitions explosives (sauts, lancers de médecine-ball) pour activer le système nerveux.

Et je repérerais la zone d'échauffement dès mon arrivée, pour savoir tout de suite si mon plan A est possible.

2. Réduire la montée en charge au strict minimum

Si l'échauffement est raté malgré tout, la montée en charge pendant l'épreuve doit être courte : peu de séries, de grands sauts de charge, 1 à 2 répétitions par série, puis une première tentative autour de 90 % du maximum. Chaque série en plus se paie dans la zone suivante. Pour préparer vos paliers à l'avance, utilisez le calculateur 1RM.

3. S'entraîner sous pré-fatigue

C'est la vraie leçon de ma journée. À l'ATHX, on ne court jamais avec des jambes fraîches. Il faut donc s'entraîner à soulever lourd, puis partir directement courir, sans pause. C'est ce qu'on appelle travailler sous pré-fatigue.

Concrètement, une fois par semaine ou toutes les deux semaines :

  • 4 à 5 séries lourdes de squat ou de soulevé de terre (3 à 5 répétitions à 80-85 %) ;
  • puis, dans la minute qui suit, 3 km de course à votre allure de compétition ;
  • et pour coller au format 2027, quelques minutes de SkiErg derrière.

Les premières séances sont dures, c'est normal : c'est exactement la sensation du jour J. Au fil des semaines, vos jambes et votre tête s'y habituent. Les aspects mentaux de cet enchaînement sont détaillés dans gérer la transition force → endurance.

C'est précisément pour ça que j'ai construit le programme ATHX PREP autour de ces séances de pré-fatigue : des charges lourdes calculées sur vos PR, suivies directement de course, de rameur ou de SkiErg. Pour voir à quoi ressemble une semaine, testez le programme gratuit ATHX.

Et pour 2027 ?

Le format change en 2027 : la Strength zone passe à 1RM shoulder-to-overhead, 2RM squat et 3RM soulevé de terre, et l'Endurance zone devient 3 km de course puis le maximum de mètres au SkiErg en 24 minutes. Mes deux leçons comptent encore plus :

  • avec moins de répétitions et des charges plus lourdes, l'échauffement devient décisif : on ne monte pas à son 1RM sans une vraie montée en charge ;
  • la course arrive toujours juste après la force, et chaque seconde perdue sur les 3 km est du temps en moins au SkiErg. Estimez votre distance avec le calculateur Endurance zone.

Vous visez l'étape de Paris en février ? Tout le plan de préparation est dans notre guide de préparation ATHX Paris 2027. Et si vous voulez savoir qui je suis et comment je m'entraîne, c'est par ici.

Questions fréquentes

Comment s'échauffer à l'ATHX si les racks ne sont pas disponibles ?

Prévoyez un plan B sans rack : mobilité des hanches et des épaules, goblet squats avec un haltère ou un kettlebell, développés et push press légers avec une barre prise au sol, puis quelques répétitions explosives. Arrivez avec ce plan écrit pour ne pas improviser.

Faut-il faire sa montée en charge pendant la Strength zone ?

Le moins possible. Si vous n'avez pas pu vous échauffer, faites peu de séries de montée, avec de grands sauts de charge et 1 à 2 répétitions, puis passez à une première tentative autour de 90 % de votre maximum. Chaque série en plus se paie en Endurance zone.

Qu'est-ce que l'entraînement sous pré-fatigue ?

C'est enchaîner une séance de force lourde et un effort d'endurance sans pause, par exemple des squats lourds puis 3 km de course. Cela habitue le corps et la tête à courir avec des jambes déjà chargées, comme à l'ATHX.